À quel point on peut avoir envie de financer le bonheur des autres? Comment j'ai pu arriver à avoir l'impression que j'aide les autres au point ou je suis personnellement en criss. Y'a deux type de personne, celui qui veut changer le monde, et celui qui s'est rendu compte que tu peux pas changer le monde à moins d'être négativement affecté personnellement.
Je peux rajouter, tu crois à ton point de vu jusqu'à temps que le naturel de tombe dans la face et que c'est suffisant pour que tu changes d'opinion.
J'ai toujours détesté l'industrie du disque à cause de son coté business qui défiait la raison principale pourquoi on cré de la musique. J'ai toujours voulu faire les choses différemment parce que je crois a un model intelligent de promotion et de commercialisation de la musique.
Mais plus les temps changent, plus je me rend compte que l'insdustrie est comme ça parce qu'autrement elle existerait pas. C'est utopique de croire que tout le monde s'impliquera dans la cause de la musique par dessus leur bonheur personnel.
Par exemple tout le monde est prêt à faire des sacrifices pour son groupe, jusqu'à temps que sa blonde pète les plombs, ou que sa job menace de congédiement, ou que t'as tellement payer pour nourir ton band que t'as même pas d'argent pour ton appart ou ta bouffe durant la semaine. C'est là qu'on différencie les clowns des autres...
Quand ya rien dans la balance pour te faire perdre l'équilibre.. c'est facile de dire SO SO SO, SOLIDARITÉ avec la scène indépendante... jusqu'à temps ou tu crèves de faim parce que t'as acheté un paquet de corde de trop pour ta guitare.
Là la solidarité prend le bord, dans l'cul la musique, j'vous encule tous pis adios! Je fonde une famille, je me trouve une job stable pis je vend mon stock..
Personnellement j'ai sacrifié beaucoup de truc pour la musique, j'ai sacrifié beaucoup plus qu'un souper kraft dinner... mais j'ai aussi sacrifié ma santé personnelle pour pouvoir encourager le bonheur des autres en croyant a un modèle utopique de label qui traite bien ses groupes, qui leur donne des conditions raisonnable et équitable etc... En essayant de nager a contre courant je me suis moi même noyé dans un idéologie...
Le pire c'est que c'est ceux que j'ai aidé qui me tienne la tête dans le fond de l'eau.
Si ya deux personnes dans l'océan à la nage, et que ya 2 boués, tout va bien, on s'entraide pour survivre... Mais si y'a juste une boué.. fuck l'entraide.. je vais pas couler pour toi mon vieux.
Je pense que je suis personnellement affecté par le même phénomen que je dénonce aujourd'hui, la différence c'est que j'ai 28 ans, que j'ai fondé une étiquette qui est rendu plus grosse que moi. Plus grosse que mes moyens..
J'ai été trop vite, j'ai été trop gentil, et j'ai perdu la raison première pour laquelle je faisais ce projet. J'ai eu ce même raisonnement quand j'ai décidé d'arrêter les productions Infection pour me concentré sur mon band. Tout d'un coup je disais fuck ça, allez tous chier, je vais pas continuer à me battre pour des bands qui se split après 1 an d'existance.
Le bon exemple, y reste 2 band de vivant sur la compilation "la plaie 1" !!... sur douze. eXterio et Saveur Marmelade. Dans le temps je voulais sauver la scène locale et encourager les gens a aller voir des shows. Mais c'est dur de faire ça quand les bands arrive même pas a faire leur part dans l'aventure.. Alors je m'étais découragé ben raide et j'ai concentré mon temps sur moi.
Ca pas duré longtemps, mon envie d'aider mes amis est vite revenu après avoir connu du succès avec mon nouveau label. 5 ans après je suis dans la même situation qu'en 2001 avec les productions infection.
Mais j'ai beaucoup plus à perdre cette fois-ci...
Je vie aussi dans une dualité, je suis un carrièriste qui déteste les carrièriste..
Je suis à la tête d'un label qui devrait jouer une game pour laquelle j'veux pas jouer depuis tant d'année. Soit que je me range et que je joue selon les règles que ça plaise ou non, ou que joue au Terminator et que je détruis ce que j'ai moi-même crée.
Du même coup ça ressemble aux étudiants qui manifeste pour une cause, mais que 10 ans plus tard ils ont tellement plus à perdre qu'il se range, au point ou ils finissent même par juger ceux qui font la même chose qu'eux.
En 1998 environ y'avait le phénomen des"baby-boomers" qui arrêtait les jeunes qui manisfestait pour la légalisation du pot.. une cause pour laquel ils avaient eux même manifesté dans le temps des hippies.
Moi j'ai pas envie d'être ça.. mais on dirait que l'industrie de la musique justifie vraiment tout pour que je le devienne... c'est comme si elle me disait "tu vois, t'as beau tout faire pour être gentil, on te ramasse tout ça en pleine face anyway.. alors tant qu'à faire, joue la game au moins c'est pas toi qui va être le perdant."
fuck ça, c'est pas blanc ou noir.. ça va être gris pis c'est moi qui va le décidé...

1 commentaire:
Je n'avais jamais vu l'industrie de la musique sous cet aspect. Ton blog promet, soit dit en passant! ;)
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